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Depuis plus de 40 ans, l'Institut océanographique Paul Ricard rassemble compétences et moyens autour de programmes d'envergure. Ses recherches contribuent à faire progresser la connaissance et la protection de la faune et de la flore sous-marines.
Qualité de l’eau
Dès l’origine de l’Institut, la qualité de l'environnement sont les thèmes majeurs de recherche.
Pour Elf-Aquitaine (1981), les scientifiques participent à la mise au point d’un produit pour combattre les « marées noires ». Huit ans plus tard, ce produit permet de nettoyer des plages polluées de l’Alaska après l'échouage d’un pétrolier.
Avec l’Agence de l’Eau, l’Institut étudie le devenir des bactéries contenues dans les rejets urbains. Les travaux se poursuivent avec le Programme national d’océanologie côtière, piloté par l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER).
Yvan Martin, Directeur de la Recherche : " Nous avons apporté aux décideurs des solutions concrètes permettant d'améliorer la qualité des eaux de baignade et d'élevage de coquillages, notamment dans l’étang de Thau ".
Dans la continuité, en 2002 les chercheurs participent au programme I-Marq avec une dizaine de laboratoires européens. L’objectif est de fournir aux usagers de la mer un système d’analyses en temps réel de la qualité des eaux côtières.
Un nouveau pas est franchi en 2007. L’Institut océanographique Paul Ricard et WWF-France signent un partenariat sur l’étude des baleines en Méditerranée et l’impact des activités humaines. L’équipe collabore avec Véolia pour évaluer l’impact des rejets de saumures issus d’usines de dessalement de l'eau de mer.
Préservation des espèces et des espaces
La protection de la vie marine est un autre volet important de l’activité de recherche. Avec le Groupe d'étude du mérou, les scientifiques participent à la sauvegarde du poisson emblématique de Méditerranée. Au niveau européen, Ils contribuent à la préservation de la Grande nacre.
Enfin, l’Institut est associé à l'intégration de la lagune du Brusc et des hauts fonds de l'archipel des Embiez dans le réseau européen de protection d'espaces naturels Natura 2000.
Pour l'ensemble de ses travaux, l'équipe scientifique a reçu un Grand Prix de l'Académie des Sciences.